POURQUOI ?


L'envoi des messages étant très aléatoire lorsqu'on se connecte en nomade, j'ai décidé de déposer mes comptes-rendus sur ce blog.

Chacun y viendra ou pas, à sa guise ....

Le blog sera alimenté aussi longtemps que nous seront en vadrouille au Danemark.

Après .... c’est le site de Cigalon qui prendra le relais !

www.cigalonenbalade.fr

Bonne lecture !

Lavandine

L'album photos sur

http://picasaweb.google.fr/lh/sredir?uname=lavandine1&target=ALBUM&id=5490905012974768289&authkey=Gv1sRgCMjj0Y29s8Xz3wE&feat=email

puis à partir du 19 juillet

http://picasaweb.google.fr/lh/sredir?uname=112823477884326067974&target=ALBUM&id=5496845464435490545&authkey=Gv1sRgCNvB-cH3vOiwlwE&feat=email

jeudi 22 juillet 2010

De Nibe à Voersaa


Mardi 20 juillet 2010

Grand beau temps au réveil et déjà chaud. Les chiennes ont hâte d’aller se baigner l’une après l’autre dans le fjord à une trentaine de mètres du camping-car. Avant de reprendre la route, nous faisons un tour. Le camping est grand mais n’offre aucune ombre. La piscine est déjà en pleine effervescence, de même que le grand terrain de jeu situé juste à côté.Equipement classique : des lego et un tapis à sauter !

Aujourd’hui, nous allons visiter le château de Voergaard, ce qui nous oblige à rebrousser chemin sur environ 60 km. Heureusement, il y a l’autoroute ! Au passage d’Aalborg, July meugle ! C’est en effet le signal qu’il y a un Mac Do dans un rayon de 10 km. Lors d’une précédente connexion, Gabriel les a téléchargés de manière à les retrouver facilement. Depuis notre entrée sur le territoire danois, nous n’en avons repéré aucun alors que Jacques et Mireille dont nous avons suivi le périple lors de leur traversée du Danemark ont régulièrement utilisé ce moyen pour mettre leur blog à jour.

Nous traversons le Limfjorden par un tunnel sous l’eau.

A notre arrivée sur le parking du château, il est déjà presque plein. Cigalon se retrouve au milieu de voitures avec le risque de ne plus pouvoir quitter le stationnement. Mais les Danois ont le respect d’autrui et laissent de la place autour du CC. Je ne répèterais pas assez souvent leur fair-play au volant.

Nous déjeunons rapidement. Il fait chaud !

Nous tombons en pleine fête médiévale et nous devons donc nous acquitter, en plus du prix d’entrée au château, du prix d’entrée à la fête.

L’accès au château se fait par un large pont en briques enjambant les douves les plus larges du Danemark. Le porche, en grès, est sculpté et surmonté des initiales de Frederik II, propriétaire du château au XVIème siècle.

La visite ne peut se faire que guidée et nous avons de la chance car à notre arrivée il n’y a guère d’attente. Le guide nous remet une fiche explicative en anglais et une petite brochure en français. La version française semble être une traduction automatique alors que la version anglaise suit fidèlement les explications en danois données par le guide. Malheureusement, les photos sont interdites à l’intérieur du château. Je me sens toujours un peu frustrée dans ces cas …

On ne connait pas très bien les origines du château de Voergaard si ce n’est qu’il a eu de nombreux propriétaires et une histoire mouvementée. C’est le comte Oberbech-Clausen, au début du XXème siècle qui a entrepris de restaurer l’édifice. Bien que Danois, il a vécu en France et a épousé la veuve du comte Chenu-Lafitte, fille du célèbre chirurgien Péan. A la mort de sa femme, le comte a vendu son château dans le Bordelais et est venu s’installer à Voergaard, emportant avec lui tableaux, vaisselle, mobilier … . Avant sa mort en 1963, il a décidé que le château devait être ouvert au public après son décès.

La visite débute par l’aile Renaissance bâtie au XVIème siècle, dans le salon d’or, appelé ainsi à cause de la tenture murale en peau de sanglier dorée. Tous les meubles sont français et datent du XVIIIème siècle sauf les quatre lustres de 1955, copies de lustres vénitiens. Dans une petite armoire, on voit la vaisselle en porcelaine qu’utilisèrent Louis XVI et Marie-Antoinette pendant leur emprisonnement à la Bastille.

La salle à manger se situe dans la partie la plus ancienne du château construite en 1350 en style gothique tardif avec des voûtes d’ogive et des briques vitrifiées rouges. Les meubles ont appartenu au père de la princesse, monsieur Péan, comme l’atteste le P sur le dossier des chaises.

Dans le salon d’honneur, les fauteuils brodés au petit point de croix, datent du XVIIIème siècle. Dans cette pièce est exposé le costume de chevalier de Malte du comte Oberbech-Clausen.

Le château abrite aussi quelques tableaux de maitre : Goya, Le Creco, Raphael, Rubens, Fragonard se partagent la notoriété avec les peintres danois.

Après la visite, nous gagnons la fête médiévale qui bat son plein. Artisans montrant leur métier cohabitent avec des stands de jeux pour enfants. Les étals de boissons et de nourriture sont pris d’assaut. Seule différence avec nos fêtes locales, c’est le gobelet en terre cuite et vernissée qui sert de verre. Il est consigné !

Au retour sur le parking, nous retrouvons nos chiennes nous attendant sagement. Nous, on en a plein les pattes !

Se pose à nouveau la question du camping … Nous n’avons aucune envie d’aller à Aalborg et dans le récit de Nomade 59, nous avons lu qu’il existait une aire de service sur le port de Voersaa, au bord de la mer baltique. Nous tentons le coup et trouvons un petit port de pêche, croquignolet à souhait avec ses cabanes rouges de pêcheurs. Il y a des prises de courant et un robinet d’eau avec un tuyau. Que demande de plus le peuple ? Le paiement s’effectue comme à Frederikshaven c'est-à-dire par enveloppe à glisser dans une boite aux lettres.

Nous avons bien du mal à suivre les circuits trouvés sur le net car les noms danois nous échappent complètement. Certains récits sont trop vieux et proposent un stationnement libre, ce qui à l’heure actuelle n’est plus autorisé. De temps en temps, nous arrivons à glaner une info. Voersaa en est une !

Nous passons une soirée agréable avec la musique du vent. J’en profite pour écrire les cartes postales.

mardi 20 juillet 2010

De Fredrerikshaven à Nibe


Lundi 19 juillet

La nuit a été aussi calme que d’habitude mais ce matin il fait gris. Nous consultons notre guide pour définir nos prochaines étapes. Ce sera dans un premier temps Saeby.

Nous nous garons au port de plaisance. Les places ne manquent pas. Nous avons remarqué que les Danois ne se déplacent pas tellement le matin. On les voit « émerger » sur les coups de 13H.

Depuis le port, nous rejoignons l’Ulgade bordée de coquettes maisons basses. Certaines sont adorables avec leurs roses trémières. Les unes sont peintes dans la couleur ocre typique de cette côte du nord est, d’autres sont des maisons à colombages, d’autres enfin sont construites en briquettes rouges.

Quelques maisons sont occupées par des artisans qui proposent de beaux objets de décoration. Il faut bien orner les tablettes de leurs fenêtres ....

L’église Ste Marie de la fin du XVème siècle est à l’origine la chapelle d’un couvent de carmélites. De l’extérieure, avec sa couleur blanche, elle ressemble à toutes les autres églises danoises. Mais l’intérieur est différent ! Les murs et le plafond sont recouverts de nombreuses fresques. La chaire, en bois peint, est magnifique. Les stalles vieilles de 600 ans, en chêne foncé, sont curieusement marquées de dessins gravés. Les carmélites s’ennuyaient-elle durant les célébrations et passaient alors le temps en gravant le bois ?

En ressortant, dans le narthex, je repère un miroir accroché au mur. Ce n’est pas la première fois que vois ceci. Cette fois-ci le miroir est complété par un lavabo….


L’Ulgade mène tout droit à la zone piétonne. Rien de bien particulier si ce n’est le monde qui s’y promène et les étals à l’extérieur de la boutique. A croire que le Danemark est « en soldes permanentes » !

Repérant une librairie, j’en profite pour acheter toutes les cartes postales qu’il nous faut. Un réel budget ... comparable à une nuit de camping ! Rien que 8,5 DK pour un timbre, c'est-à-dire 1,19 euros, c’est tout dire ! Mais tout est acheté et il ne reste plus qu’à les écrire avant de rentrer en France !

Nous revenons au camping-car éreintés. La promenade prévue d’une demi-heure s’est transformée en balade de plus de deux heures.

Pour déjeuner, nous déplaçons Cigalon sur l’arrière du parking, près de la digue. Un essai de connexion aboutit et je peux ainsi mettre en ligne le compte-rendu d’hier ainsi que les photos. Une bonne chose de faite ! Je suis à jour !

Nous prenons l’autoroute en direction du château de Voergård. Mais à notre arrivée, il est trop tard pour la visite qui ne peut être que guidée. Il faudra revenir demain. Autour du château se tient un marché médiéval et il y a énormément de monde.

Retour sur l’autoroute direction Norresundby. C’est là que se trouve la plus ancienne nécropole du Danemark. Lindholm HØje se composait d'habitations, d'un cimetière et de champs cultivés. Le site a été magnifiquement préservé par le sable qui l’a recouvert au Xème siècle. Les premières pierres ont été découvertes à la fin du XIXème siècle mais ce n’est qu’après la seconde guerre mondiale que les fouilles ont réellement commencé et ont laissé apparaitre plus de 700 tombes dont la plupart sont des tombes à crémations entourées de pierres. La forme de la tombe dépendait si le mort était un homme ou une femme : des cercles, des triangles et même des bateaux vikings. Le site est en accès libre tandis que le musée est payant et qu’il fermé à 17H. Les Danois ont installé sur le site un troupeau de moutons pour tondre l’herbe. « Voilà une idée qu’elle est bonne » surtout que ces petites bêtes ont l’air d’apprécier la présence des visiteurs et continuent inlassablement leur tâche.

Alors qu’il y a des campings à Aalboorg, nous décidons néanmoins de nous éloigner de la ville et de nous diriger vers le Limenfjorden, bras de mer peu profond (maximum 24 m), d’environ 180 de long, qui sépare l'île de Vendsyssel-Thy du reste de la péninsule du Jutland. Nous avons été sur la rive opposée la semaine dernière.

Nous nous arrêtons à Nibe dans un camping bien occupé déjà. Mais il reste des emplacements au bord de l’eau et ce sera très bien. Il y a une piscine mais la température extérieure ne nous encourage guère à y aller. Par contre la wifi est bien utilisée durant la soirée.

lundi 19 juillet 2010

De Sindal à Fredrerikshaven


Dimanche 18 juillet

Beau temps au réveil mais beaucoup de vent. Nous prenons notre temps avant de prendre la route de Frederikshavn, port d’où partent les ferries pour la Norvège et la Suède.

Petit arrêt tout d’abord au port où sont amarrés des deux et trois mats anciens. La tour ronde et blanchie à la chaux Krudttårne ne marque l’entrée du port que depuis 1974 car elle a été déplacée de son site originel pierre par pierre. Derrière elle émerge une belle église à double chœur.

Nous déjeunons sur le petit port de RØnneren difficile à trouver mais qui offre une jolie vue sur le large et quelques petites iles. Même Osiris et Douchka semblent apprécier leur niche avec vue sur la mer !

Une promenade digestive avant de reprendre la route nous fait profiter du soleil. La plage « plantée » de palmiers en pots donne à l’ensemble un petit air « Côte d’Azur ». Après la plage, le port de plaisance avec ses maisonnettes rouges de pêcheurs. Lorsque l’une d’entre elles est ouverte, on aperçoit un intérieur minuscule mais coquet. Vraisemblablement des résidences de vacances à présent…

Notre prochaine étape est le manoir de Bangsbo du XVIIIème siècle. Il est à peine 16h mais à notre arrivée, il est fermé ! Et le lundi itou ! Tant pis …

En passant ce matin le long de la côte, nous avons vu qu’au port de plaisance de Frederikshaven, il semble y avoir une aire de service. Un petit détour confirme l’information. Pour 20 euros ou 14 DK on peut stationner face à la mer. En prime : prises de courant, eau, vidanges, douche, WC … Le même prix que pour les bateaux.

Nous décidons donc de rester là pour la nuit et profitons de la fin d’après-midi pour lire au soleil.

Sur le port, de nombreuses installations nous sont proposées comme ces vélos que l’on peut emprunter gratuitement ou des barbecues en libre service.

Ce soir, nous décidons d’aller goûter à la cuisine danoise au restaurant du port. Nous choisissons le buffet afin de pouvoir goûter un maximum de plats. Différentes sortes de poissons, des crustacés, des salades diverses et curieuses, du large pain danois pour pouvoir couper de grandes tranches et des mayonnaises variées. Peu de viande en fait et pas de charcuterie. La plupart des Danois présents mangent la même chose que nous. Nous ne sommes pas déçus et constatons que nous sommes loin d’être des « morfales », les Danois ayant un autre coup de fourchette que nous.

Nous passons la soirée face à la mer. Dommage que nous soyons du mauvais côté … le soleil se couche derrière nous !

De Grenen à Sindal


Samedi 17 juillet

Nuit très calme à part la musique de la pluie sur le toit du camping-car à plusieurs reprises.

Le soleil a refait son apparition et nous quittons le camping plus tôt que d’habitude. Il ne s’agit pas de traîner si nous voulons avoir de la place sur le parking de Grenen. Il y a un parking réservé aux bus et aux CC. Super … 12 DK par heure dans l’horodateur et le tour est joué !

Pour voir la pointe de Grenen, il faut marcher 1,5 km ou emprunter le Sandormen. C’est cette seconde solution que nous adoptons pour ne pas laisser les chiennes trop longtemps seules dans le CC.

Un wagon rouge, attelé à un tracteur, brinquebalant, nous mène à la pointe en une dizaine de minutes. Nous côtoyons des colonies d’oiseaux marins qui nichent dans les dunes. Avec ce cahotement, les photos sont difficiles !

Ici le Kattengat (comprenez mer baltique) et le Skagerrak (comprenez mer du nord) s’affrontent. Aujourd’hui les deux mers sont calmes et leur rencontre plutôt cordiale ne forme que de petites gerbes d’eau. Je n’ose m’imaginer leur rencontre lors d’une tempête d’hiver !

Il est quasi impossible de ne pas se plier à la traditionnelle séance photos comme le font tous les touristes. Entre mer du nord et mer baltique mon cœur balance … ou plus concrètement mes pieds cherchent leur place. Je ne sais pas qu’elle est celle des deux mers qui est la plus coquine mais en tout cas, l’une après l’autre se font la joie de mouiller mon pantacourt ! Ces photos contenteront, j’espère, ceux qui ne m’ont pas vue dans l’album picasa !!!

Au retour, dans le sandormen, nous entendons parler pour la première fois le français depuis 15 jours. Ce n’est pas que nous sommes en manque mais c’est tout simplement surprenant.

De retour sur le parking, nous déjeunons avant de revenir sur Skagen.

Petit arrêt à l’entrée du port pour prendre quelques photos. Puis arrêt sur un petit parking près de l’une des entrées du cimetière. 12 DK par heure, comme ce matin. Nous ne nous plaignons pas car c’est la première fois depuis que nous sommes au Danemark qu’il faut payer le parking. Auparavant, nous nous sommes toujours garés gratuitement avec ou sans horloge de stationnement.

Skagen est une petite ville portuaire sur la baltique qui doit sa renommée à un groupe d’artistes qui a fréquenté les lieux à la fin du XIXème siècle. L’animation y est grande en ce samedi après-midi ensoleillé. Les Danois flânent ou font leurs emplettes. Le tour du centre ville est vite fait et avant de repartir, nous allons manger une glace italienne, appelée ici soft ice. Plongée dans du chocolat chaud et des noisettes, elle est encore meilleure.

Alors que nous essayons de trouver le vieux Skagen (Gammel Skagen), un piéton nous fait signe de nous arrêter et nous indique un parking gratuit … C’est un camping-cariste girondin ! Jamais deux sans … !

Finalement pas d’arrêt à Gammel Skagen. Trop de monde à notre goût et pas vraiment un vieux village comme nous nous l’étions imaginé !

L’adage se réalise alors que nous revenons au camping-car après notre courte balade à la Tilsandene kirke, l’église ensablée, à quelques kilomètres de Skagen. Cette fois-ci, c’est un camping-car bas-rhinois, membre du forum rapido, garé à côté de nous.

En fait il ne reste plus rien que le clocher ensablé de l’église Sk Laurentii du XIVème siècle. L’église a été détruite et seuls des piquets en bois la matérialise encore. L’ensablement de l’édifice date du début du XVIIIème siècle mais ce n’est qu’en 1795 que le roi a ordonné sa fermeture. Les dernières années de son fonctionnement, les fidèles devaient se frayer un passage dans le sable pour y accéder...

Il est possible de monter dans ce qui reste du clocher mais nos jambes ont encore le souvenir de la dune d’hier !

En passant à quelques kilomètres de la Råbjerg Mile, nous décidons de faire le détour juste pour prendre quelques photos. C’est la dune du Pilat danoise … mais en miniature puis qu’elle ne s’élève que de 40 mètres. L’accès au vaste parking est facile. Gabriel qui en a plein les pattes reste dans le camping-car pendant que je m’approche d’un peu plus près de la plus grande dune mouvante du pays. Depuis 500 ans, elle s’avance en effet de d’environ 10 à 20 mètres par an.

Par rapport à la Rubjerg Knude, elle est plus facile d’accès. Il suffit de suivre le long ruban noir qui forme un tapis.

De temps en temps, l’on rencontre une paire de chaussures abandonnées … Les Danois n’ont pas peur de devoir rentrer pieds nus. D’ailleurs, ils ne semblent pas craindre le vol en général. Ils laissent leurs vélos et les carrioles qu’ils tirent sans surveillance. De même certaines voitures ont le coffre ouvert pour permettre au chien d’avoir de l’air … A aucun moment d’ailleurs depuis notre arrivée, nous n’avons craint pour Cigalon même si nos vieux réflexes de camping-caristes font que nous emportons tous nos objets de valeur à chaque fois que nous quittons le véhicule.

Finalement, en suivant le ruban noir, j’accède pratiquement au sommet de la dune sans aucun effort. Je photographie la vaste étendue de sable clair seulement piqueté par endroit par des bosquets d’oyats. Au loin, l’on aperçoit Cigalon … et Gabriel qui dort ! Même s’il le nie à mon retour, un zoom sur la photo le prouve !

Nous nous arrêtons à Sindal, à l’intérieur des terres. Pas la peine d’essayer ce soir de trouver un camping au bord de la mer !

Nous terminons la soirée par une bonne baignade dans la piscine – l’eau est des plus agréable - et par internet. Le propriétaire du camping nous offre la connexion du second ordinateur.

dimanche 18 juillet 2010

De Arrtrup à Grenen


Vendredi 16 juillet

Le vent semble avoir fait le ménage avec les nuages. Avant de reprendre la route, nous retournons au petit port pour prendre quelques photos avec le soleil.

Arrêt aussi chez le boulanger pour le pain et le dessert de midi. Il vend du gâteau (Kage) « Toure de France » au centimètre ! A part cela son étal présente toutes sortes de gâteaux, de toutes les couleurs … bien loin de la pâtisserie française !

Nous traversons la campagne avant d’atteindre la «grande » route et par la route n° 11, nous nous dirigeons vers LØkken. Les aires de repos ne manquent pas mais nous avons envie de déjeuner au bord de l’eau.

A Saltum, arrêt gasoil. Nous constatons que plus nous allons vers le nord, plus le prix du carburant augmente. Ici nous payons le litre 9,48 DK soit 1,32 euros.

Nous nous arrêtons sur la plage de LØkken. La plage sert de parking. D’ailleurs la plage sert aussi de route puisqu’elle permet de relier plusieurs stations balnéaires du 15 mai au 15 septembre sur environ 15 km.

Il fait chaud mais le vent rend la chaleur agréable. Il n’y a pas seulement des Danois Ici mais également des Allemands, des Norvégiens, des Suédois et des Néerlandais. Pas de Français …

Malgré le monde, peu de baigneurs. On vient plus ici pour prendre des bains de soleil, jouer sur la plage, pique-niquer, prendre du bon temps.

Entre dunes et plage de petites cabines de bain serrées les unes contre les autres forment un cordon blanc. Parallèlement, la mer vient s’écraser sur la plage en formant des crêtes d’écume.

Ces petites cabines sont apparue à la fin du XIXème siècle. Au départ, propriété des hôtels, puis occupées par des particuliers depuis 1908, elles ont fleuri par centaines ce qui a nécessité une réglementation. En 1933, leur nombre a été limité à 485 et elles ne devaient plus être occupées de nuit.

En hiver, elles sont remisées et peuvent être réinstallées sur la plage à partir du 15 mai.

Nous ne nous attardons pas et une fois le repas terminé et les photos prises, nous reprenons la route.

A NØrre Lyngby, nous nous arrêtons sur le parking de l’église pour prendre quelques photos avant de prendre la direction de Rubjerg Knude.

L’accès pour un CC n’est pas très difficile même si sur une partie du trajet, on a du mal à se croiser. Si l’on craint ce passage, un grand parking avec bancs et tables accueille les visiteurs sur la grande route. D’ailleurs un Concorde y est stationné.

Pour atteindre le sommet de la dune, il ne faut pas avoir peur de grimper et de « patauger » dans le sable. Aucun aménagement ne mène au sommet. Et nous avons la bonne idée d’emmener les chiens avec nous. Avec leurs 4 pattes, ils ont plus de stabilité que nous et nous entraînent inexorablement vers le faît. Pas évident quand même car de temps en temps l’envie les prend de prendre la tangente ! Plus on monte, moins on voit le phare et il faut arriver au sommet de la digue pour qu’il réapparaisse. En 1900, les Danois ont inauguré le phare et de nos jours seul le sommet est encore visible. Le sable fait petit à petit son travail et recouvre l’édifice. De la demeure du gardien dont parle notre guide, il ne reste plus rien et les pierres servent à laisser des messages sur le sable.

Le vent souffle fort et soulève des milliers de grains de sable. Je crains pour nos yeux.

La descente est plus facile. Il suffit de trouver un endroit protégé du vent et se laisser glisser.

Etape suivante : LØngstrup, petite station balnéaire. Nous en faisons un tour rapide avec une petite incursion sur la plage, juste pour voir les bateaux de pêcheurs couchés sur le sable. Comme il n’y a pas de port, les embarcations viennent s’échouer sur la grève et à la mauvaise saison, les pêcheurs les hissent hors de l’eau grâce à des treuils.

Nous traversons une région boisée avec une végétation méditerranéenne avant d’arriver sur la presqu’il de Skagen.

Comme tous les jours, en fin d’après-midi, nous avons sélectionné notre point de chute du jour. Aujourd’hui ce sera un camping le plus près possible de la pointe de Grenen, point le plus au nord du Danemark.

Il y a beaucoup de circulation et nous croisons de nombreux CC. Sommes-nous en plein départs de vacances ? Ou est-ce l’endroit le plus touristique du Danemark, hormis la capitale ?

Nous découvrons un camping de plus de 400 emplacements et les places sont rares. Ce n’est pas le genre de camping que nous aimons en général mais malgré le nombre de campeurs, l’endroit se révèle charmant et calme.

Nous passons la soirée à surfer et à mettre blog et courrier à jour.

Alors que je m’étais imaginé que le jour tomberait encore plus tard, il n’en est rien. La latitude ? Ou tout simplement le fait que les jours décroissent ? Néanmoins, la nuit ne sera pas plus sombre que les jours précédents.